موضوع الفرنسية — مناظرة التاسعة، دورة 2016
امتحان شهادة ختم التعليم الأساسي العام (النوفيام) · المدّة: 120 دقيقة · 3 تمارين · مع إصلاح مقترح داخل المنصّة
I. Compréhension7 ن
Texte
Le nouveau professeur fit l'appel.
Julien étant le premier sur la liste, puisque son nom de famille était Abalain, il leva la main et, aussitôt, Vairon éclata de rire :
« C'est pas Abalain, c'est Chocolat. »
Au lieu de se fâcher de cette intrusion, le professeur demanda à l'intéressé :
« Pourquoi vous surnomme-t-on Chocolat ? »
Julien allait répondre que c'était parce que son père possédait la plus grosse chocolaterie de la région quand Vairon le devança :
« C'est parce que son père l'a ramené du Brésil dans une cargaison de chocolat. »
Julien haussa les épaules avec agacement en croyant à une blague. C'est alors que Vairon ajouta :
« C'est un enfant adopté, un petit Brésilien miséreux qu'on a trouvé en creusant la terre pour extraire le chocolat. »
Le professeur entreprit d'expliquer que le chocolat ne se trouvait pas dans la terre, mais Julien n'écoutait plus. Sans savoir pourquoi, il venait d'avoir l'affreuse révélation¹ que les paroles de Vairon n'étaient pas des mots en l'air. Il aurait dû protester, hurler son indignation². Il n'y parvenait pas. Un mur s'était subitement dressé, un mur qui l'encerclait, étouffait ses cris, un mur sur lequel allait se cogner le moindre argument qu'il tentait de formuler. Et, comme un boomerang³, il lui revenait en plein cœur, lui provoquant d'affreuses blessures.
Le professeur continuait à parler sans se rendre compte de rien. Julien avait l'impression de ne plus exister, l'impression que tout ce qu'il voyait autour de lui n'était qu'illusion⁴. La sueur commença à lui perler au front. Il se sentit mal, très mal. Sa vue se brouilla.
« M'sieur, cria une voix, y a Julien qui est tombé dans les pommes⁵ ! »
Quand Julien reprit conscience, il se sentait plein d'un désespoir effroyable et mit quelques secondes à s'en rappeler les raisons. [...]
« Il se réveille », chuchota une voix à ses côtés.
C'est seulement à cet instant que Julien réalisa qu'il se trouvait dans la petite salle de l'infirmerie du collège, et que la personne penchée sur lui était la sœur infirmière.
Evelyne BRISOU-PELLEN, Deux graines de cacao. Livre de poche. 2001.
- Révélation: déclaration, propos, information.
- Indignation : colère.
- Boomerang : arme qu'on lance à la main et qui revient à son point de départ.
- Illusion: fausse apparence, erreur, mensonge.
- Tomber dans les pommes : s'évanouir, perdre connaissance.
I. Compréhension : (7 points)
-
Quand le professeur s'adresse à Julien Abalain, comment Vairon réagit-il ?
Justifiez votre réponse par deux indices précis. (1 point) -
Quelles informations Vairon fournit-il à propos du surnom de Julien ?
Justifiez votre réponse par deux indices précis. (2 points) -
Suite à la révélation faite par Vairon, Julien éprouve différents sentiments.
Citez deux sentiments et justifiez votre réponse. (2 points) -
Par quoi se caractérise l'état physique de Julien à la fin du texte ? Relevez deux
indices différents qui justifient votre réponse. (2 points)
Voir suite au verso ☞
II. Langue6 ن
II. Langue : (6 points)
1. Remplacez ce qui est souligné dans la phrase suivante par des mots ou des expressions de sens équivalents. (1point)
« Julien haussa les épaules avec agacement en croyant à une blague. »
Julien…………les épaules…………en croyant à une blague.
2. Transformez chacune des phrases suivantes à la forme indiquée entre parenthèses. (2 points)
-
Un mur qui s'était subitement dressé l'encerclait. (Forme passive)
-
Cet enfant a été ramené du Brésil dans une cargaison de chocolat. (Forme active)
3. Enrichissez les groupes nominaux soulignés selon les indications proposées entre parenthèses. (1,5point)
Un mur (adjectif qualificatif épithète) ………… s'était subitement dressé autour de l'enfant (proposition relative introduite par qui)
………… .
Un mur ………… (groupe prépositionnel complément de nom) étouffait ses cris.
4. Conjuguez les verbes à l'infinitif au mode et au temps qui conviennent. (1.5point)
Quand Vairon éclata de rire et (hurler)…………« C'est pas Abalain, c'est Chocolat. », Julien (rougir)…………, (raidir)………… et (s'évanouir)………… .Ce (être)………… une affreuse révélation qui, comme un boomerang, lui (arracher) …………le cœur.
III. Essai7 ن
III. Essai : (7 points)
Vous avez vécu une injustice pareille à celle dont Julien Abalain a souffert (punition non méritée, moquerie, comportement violent…).
Faites le récit de cette expérience douloureuse en décrivant les sentiments que vous avez éprouvés.